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Me-Je 25–26/05/2016

Journées d’études internationales
Conférences, Tables rondes
L’Émergence de l’art vidéo en Europe :
historiographie, théorie, sources et archives
Alors que l’historiographie de l’art vidéo reste encore en grande partie centrée sur les États-Unis, ces journées d’études visent à mettre en lumière les dynamiques de son émergence et de sa diffusion en Europe dans la période des années 1960 à 1980. Des spécialistes de différents pays du continent tendront à définir certaines singularités nationales et à circonscrire les échanges et les points de com- paraison possibles à l’échelle transnationale. Ils aborderont notamment l’accès des artistes à l’image électronique dans les studios de télévision ; la diffusion et l’apprentissage de la vidéo légère ; le rôle des télévisions communautaires et des écoles d’art ; les premiers festivals et expositions ; les studios de création collectifs ; la construction d’un discours critique et théorique. Réunissant des historiens de l’art, des artistes et des protagonistes de l’art vidéo, des responsables de fonds d’archives et des conservateurs, cette manifestation s’attachera également à la question des ressources disponibles pour les chercheurs travaillant sur l’histoire de l’art vidéo. Une attention particulière sera portée à l’art vidéo dans les pays de l’Europe de l’Est, dont on redécouvre depuis peu la richesse.

Ces journées d’études internationales sont organisées par l’INHA et la BnF en partenariat avec l’Ecole cantonale d’art de Lausanne (ECAL) et le laboratoire ESTCA de l’université Paris 8-Vincennes Saint-Denis.

25 mai, BnF, site François-Mitterrand, Petit auditorium, hall Est 26 mai, INHA, galerie Colbert, salle Walter Benjamin

Programme complet:
↝ Journées d’études internationales


21/05/2015 – 04/06/2015

New Forms in Film
Projection




Le cinéma minimaliste américain
Annette Michelson, critique à Artforum, organise un festival du « nouveau cinéma américain » à Montreux, en 1974: pendant trois semaines, les films de cinéastes indépendants regroupés au sein de la Coopérative des cinéastes de New York sont présentés à travers une perspective cohérente, résolument orientée par les enjeux de l’art minimaliste. L’« exposition » de Michelson, articulant des œuvres « structurelles » ou conceptuelles à des films d’animation, introduit le cinéma minimaliste en Europe. Nous proposons à la Cinémathèque une sélection de courts métrages présentés en 1974, suivis de longs métrages et d’une table ronde au Cinéma Bellevaux. Parallèlement, l’espace d’art Circuit revient sur l’une des principales manifestations européennes d’art vidéo, qui s’est tenue à Lausanne en 1974. Cette programmation s'inscrit dans le cadre du projet de recherche « Cinéma exposé: l'année 1974 en Suisse romande, entre la salle obscure et le white cube », conduit à l'ECAL/Ecole cantonale d'art de Lausanne et soutenu par la HES-SO.



21–22.05/27–28.06

Cinémathèque Suisse, Lausanne


L’espacement de la durée
Les films reposant sur un plan unique de Bruce Baillie, Ken Jacobs, Michael Snow ou répété en boucle de Joyce Wieland explorent une durée purement cinématographique, en laissant advenir un fragment de réel à l’écran, que celui-ci soit manipulé (par les mouvements de caméra chez Snow) ou laissé à l’état brut (c’est l’option prise par Jacobs). Cette réduction du cinéma à ses traits constitutifs opère également dans les films d’Ernie Gehr, celui-ci s’appropriant des films des premiers temps en vue de déployer un mode de représentation ouvert et non centré: il propose ainsi une pure expérience phénoménologique.

↝ Bruce Baillie:
× All my Life, 1966, USA, 3 min.
× Castro Street, 1966, USA, 10 min.

↝ Ken Jacobs:
× Soft Rain, 1968, USA, 12 min.

↝ Joyce Wieland:
× Sailboat, 1967, USA, 3 min.

↝ Michael Snow:
× Standard Time, 1967, USA, 8 min.

↝ Ernie Gehr:
× Serene Velocity, 1970, USA, 23 min.
× Reverberation, 1969, USA, 25 min.

Durée totale: 79 min



 
De l’image fixe au cinéma textuel
Snow, dans One Second in Montreal, réduit le cinéma à ses éléments constitutifs: la projection d’images fixes à travers une durée qui insiste, en suggérant un embryon de narration à partir de photographies qu’il avait déjà exposées. Frampton, dans le premier volet du cycle Hapax Legomena, détruit ses propres photographies en convoquant différents discours critiques et iconographiques sur l’image (énoncés avec un décalage temporel et en voix over par Snow). Poetic Justice (extrait du même cycle) limite le film à des jeux de langage: ici, un scénario filmé. Malgré l’apparentement entre ces films, Frampton transgresse la dimension phénoménologique du minimalisme à travers un processus de textualisation du film.

↝ Michael Snow:
× One Second in Montreal, 1969, Canada, 25 min.

↝ Hollis Frampton:
× Nostalgia, 1970, USA, 36 min.
× Poetic Justice, 1971, USA, 32 min.

Durée totale: 94 min



 
Au rythme de l’animation
P. Adams Sitney n’inclut pas le cinéma d’animation dans sa définition du « film structurel », en 1969. Pourtant, différents artistes proches de l’art cinétique exploitent rigoureusement l’articulation différentielle des photogrammes entre eux. Harry Smith (dont le travail est antérieur au « nouveau cinéma américain ») et Robert Breer (qui s’inscrit explicitement dans l’intermedia) travaillent en dehors des enjeux du cinéma minimaliste. A la suite de Michelson, nous réunissons ici des films d’animation figuratifs et abstraits, qui reposent sur un rythme syncopé (à l’exception de Brakhage qui fixe la foudre sur la pellicule).

↝ Stan Brakhage:
× Fire of Waters, 1965, USA, 10 min.

↝ Robert Breer:
× Blazes, 1961, USA, 3 min
× Fist Fight, 1964, USA, 11 min
× Gulls and Buoys Mouettes et bouees, 1972, USA, 8 min

↝ Harry Smith:
× Early Abstractions, 1939–1956, USA, 23 min
× Late Superimpositions, 1964, USA, 31 min

Durée totale: 86 min



 
Le cinéma du photogramme
Kubelka, cinéaste « métrique » autrichien qui a dessiné les plans d’Invisible Cinema, la salle d’Anthology Film Archives à New York, travaille systématiquement sur l’articulation différentielle des photogrammes entre eux, dans le cadre de films de commande (un dancing pour Adebar, une marque de bière pour Schwechater, une agence de voyage pour Unsere Afrikareise). Sharits systématise l’utilisation du photogramme sur un mode conflictuel, à travers des effets de flicker qui agressent les sens du spectateur tout en perturbant la stabilité de couleurs monochromes. Quant à George Landow, il relance les enjeux du cinéma du photogramme dans le contexte ludique et anti-artistique de Fluxus.
↝ Peter Kubelka:
× Adebar, 1956-1957, Autriche, 1 min.
× Schwechater, 1957-1958, Autriche, 2 min.
× Arnulf Rainer, 1958-1960, Autriche, 7 min.
× Unsere Afrikareise, 1961-1966, Autriche, 13 min.

↝ Paul Sharits:
× T.O.U.C.H.I.N.G., 1968, USA, 12 min.
× N.O.T.H.I.N.G., 1968, USA, 36 min.

↝ George Landow:
× Film in which there Appears Sprocket Holes, Edge Lettering, Dirt Particles, etc., 1965, USA, 6 min.
× Remedial Reading Comprehension, 1970, USA, 5 min.
× What’s Wrong with this Picture, 1970, USA, 11 min.

Durée totale: 93 min.



29–30.05/02–04.06

Cinéma Bellevaux, Lausanne


↝ Joyce Wieland: Reason over Passion
1967–1969, Canada, 80 min, n/bl et coul., v.o. anglaise non s.-t.

Le titre du film fait référence à une célèbre déclaration du premier ministre canadien de l'époque, Pierre Elliott Trudeau: « La raison avant la passion, c'est le thème de tous mes écrits ». Dans Reason over Passion, Joyce Wieland arpente le territoire canadien et ses vastes paysages, à travers des plans-séquences nostalgiques tournés depuis des véhicules. En alternance et en surimpression, oscillant entre le signe de ponctuation et le carton, le titre du film est altéré à travers 537 permutations de ses lettres générées par ordinateur, avec l'aide de Hollis Frampton, érodant ainsi le sens du slogan de Trudeau. Le film de Joyce Wieland se situe entre le travelogue, la satire politique et une pure expérience plastique du paysage.

↝ Jonas Mekas: Reminisences of a Journey to Lithuania
1971–1972, USA, 82 min, coul., v.o. anglaise non s.-t.

En août 1971, Jonas et Adolfas Mekas reviennent sur leur terre natale en Lituanie, après un exil de vingt-cinq ans. Tous deux en tireront un film. Celui de Jonas Mekas privilégie un tournage intermittent, physique, saisissant des fragments d'actions, de gestes et de situations. Le vecteur du voyage, tant spatial que temporel (la Lituanie contemporaine étant appréhendée à travers la distance du souvenir), dote d'une forte cohérence ce journal filmé qui est découpé en trois parties. Le film s'ouvre sur des plans tournés par Jonas Mekas avec sa première Bolex à son arrivée à New York, entre 1950 et 1953, et se clôt sur des plans tournés à l'été 1971 à Vienne, avec les cinéastes Peter Kubelka et Ken Jacobs, la critique Annette Michelson, ou encore l'actionniste viennois Hermann Nitsch.

↝ Harry Smith: Heaven and Earth Magic,
1950–1961, USA, 66 min, n/bl

Heaven and Earth Magic, qui est aussi sobrement intitulé N° 12, est le film le plus complexe et certainement le plus narratif de Harry Smith, peintre qui maîtrise avec une aisance étourdissante l'animation abstraite et ésotérique. Résolument figuratif, ce film repose sur une animation de figures découpées, animées sur différents plans, suivant un étonnant récit de voyage qui multiplie les symboles religieux et magiques. Le travail filmique de Harry Smith, et ce film tout particulièrement, se situent aux antipodes de l'élémentarisme de la scène new-yorkaise et de l'art minimaliste: le modèle se situe ici, comme pour d'autres expérimentateurs de la Côte Ouest, du côté d'un surréalisme revu par le psychédélisme et la contre-culture beat.

↝ Stan Brakhage: Scenes from under Childhood,
1967–1970, USA, 135 min, coul.

Scenes from under Childhood, découpé en quatre parties, visualise à travers un rythme soutenu le mythe expressif qui sous-tend l'ensemble de l'oeuvre de Stan Brakhage: à savoir une vision sauvage, non éduquée, qui ignore les règles de la composition, les lois de la perspective, et le processus de reconnaissance et de désignation de référents. Si Brakhage a pu filmer par le passé la naissance de ses enfants, il emprunte dans ce film le point de vue du nouveau né, qui perçoit un monde confus, mouvant, aux contours indéterminés. Un poème visuel qui traduit en termes cinématographiques les formes ouvertes et la composition par champs cinétiques du “vers projectif” promu par le poète Charles Olson.

↝ Yvonne Rainer: Lives of Performers,
1972, USA, 80 min, n/bl, v.o. anglaise non s.-t. (blue-ray)

Yvonne Rainer, danseuse et chorégraphe, cofondatrice du Judson Dance Theater, évolue de la danse au cinéma: après avoir intégré de courts films dans ses chorégraphies, ses activités artistiques se recentrent sur le cinéma dans les années 1970–1980. Live of Performers, premier long métrage de l'artiste américaine, qu'elle-même désigne comme un mélodrame, incorpore la chorégraphie dans le film: la caméra ausculte les mouvements des danseurs et des danseuses, leurs interactions et leurs relations, sur la scène comme en dehors de la scène, sur un mode fictionnel; la tension qui se noue entre mouvement et mobilité est exacerbée dans la dernière partie du film, qui consiste en une succession de tableaux vivants inspirés de plans de Loulou de Pabst.







29/05/2015

Table ronde
(entrée libre)




Table ronde, Cinéma Bellevaux, Lausanne


Cette table ronde entend confronter le dispositif de la salle obscure à l'exposition d'images mobiles dans les espaces d'art. L'exposition d'art vidéo organisée par Impact en 1974 au Musée des arts décoratifs de Lausanne et le cycle de films proposé par Annette Michelson la même année à la Salle des congrès de Montreux, ainsi que leur remise en jeu actuelle, constituent le point de départ de cette discussion. Cette archéologie critique de la projection et de la diffusion de films et de vidéos d'artistes devrait permettre de mieux ressaisir les enjeux contemporains de l'image en mouvement dans les espaces d'art et les salles spécialisées. Nous entrecroisons ici le point de vue de chercheurs et historiens (Larisa Dryansky, conseillère scientifique à l'INHA où elle pilote le programme « Art contemporain et cinéma », François Bovier, initiateur du projet de recherche « Cinéma exposé »), et de curateurs indépendants (Nicolas Brulhart, responsable de l'espace WalRis, Adeena Mey, commissaire indépendant et doctorant).
Table ronde:
François Bovier, Nicolas Brulhart,
Larisa Dryansky, Adeena Mey

Modération:
Tristan Lavoyer (ECAL, Lausanne)




17/04/2015

Impact Video Art 74 – Circuit, Lausanne
Exposition
Impact Art Vidéo 74
Une exposition dans le cadre d’un projet de recherche mené par François Bovier et Tristan Lavoyer (Cinéma exposé: l'année 1974 en Suisse romande, entre le white cube et la salle obscure). En 1974, Jean Otth et le collectif Impact mettent sur pied l'une des premières expositions d'envergure d'art vidéo en Europe. Nous en proposons une relecture, en entrecroisant les dispositifs du white cube, du black box et de l'environnement.










Scénographie:
François Bovier, Philippe Decrauzat,
François Kohler, Tristan Lavoyer,
Juliette Roduit, Denis Savary

Vernissage:
Vendredi 17 avril 2015 à 18h00

Ouverture:
du 18 avril au 23 mai 2015

JE/VE/SA de 14h–18h et sur rendez-vous
fermeture la semaine du 11 au 17 mai (Ascension)




10–14/02/2014

Malcolm Le Grice
Artist Talk, Workshop, Exhibition




Time, Space and the Spectator
EN — Led by Malcolm Le Grice, the second workshop focuses on moving image installations and their interaction with sound. British artist and filmmaker Malcolm Le Grice, co-founder of Arts Lab and of the London Film Cooperative, and the students from the Cinema and Visual Arts departments, will experiment with modalities of multi-projection while integrating the artist's body becoming a performer. The shooting studio at ECAL, a large white cube, will become part of these installations, screenings and performances as well as serve as their frame. The multimedia work of Le Grice, the footage and the material assembled during the workshop will serve as a basis for these experiments.

FR — Un deuxième atelier, animé par Malcolm Le Grice, porte sur l’installation d’images en mouvement et leur interaction avec le son. Malcolm Le Grice, artiste et cinéaste britannique, cofondateur d’Arts Lab et de la London Film Cooperative, éprouvera avec les étudiants en Cinéma et en Arts visuels différentes modalités de multiprojection, tout en impliquant le corps de l’artiste devenu performer. Le studio de tournage de l’ECAL, à savoir un imposant white cube, servira de support et de cadre à ces installations, projections et performances, menées à partir de l’œuvre multimédia de Malcolm Le Grice et de matériaux tournés ou assemblés pour cet atelier.



Malcolm Le Grice's Berlin Horse (1970),
Sound by Brian Eno




 
A five day project
in practical multi-media art production
led by Malcolm Le Grice
All the students will prepare and present a work to be shown on the final day of the project.
 
The works will be guided by three themes. Students will be asked to work in small groups and choose one of the three themes. The themes are meant only as starting points and are not intended to be rigid categories. As creative projects they may develop and change during the production process.
 
Theme 1 — Produce a work that has no source material but is entirely constructed from the raw materials and properties of the media. This can include colour, shape, movement, sound, space and rhythm all produced from the production and presentation media. It will follow the traditions of abstract art and visual music but developed in the context of contemporary technology. It may be interactive as in DJ or VJ if the necessary systems and software are available.
 
Theme 2 — Produce a work based on external public sources like TV, the internet, archives and found footage. It should explore the international cultural, political economic and media environment. For this project there will be no concern with copyright, though if any resulting work is later used for distribution this will need to be cleared. There is no need to develop a coherent message though some stand-point on the material may emerge during the production.
 
Theme 3 — Produce a work that explores the personal and social space of the individual This should  be based on personally recorded material that relates to the lives and social relationships of the makers Its subject should be base around the life, body, psyche, physical and symbolic environment of the makers. This may follow the traditions of personal cinema and its form may be poetic, narrative or symbolic.
 
Media — Though the project emerges from forms of multi-media video art, it may also include other media and art forms like music, physical performance, or dance exploring and activating the space occupied by the spectator.
 
Attitude to the production — This project is about practice not theory. Do not be afraid of experiment! Do not try too hard to understand what you are making but improvise and use your instincts even if these seem crazy. Be prepared to expand your own boundaries and take risks. Do not worry about failure!!!!
 
Early in the project, Le Grice will show some examples of work that relate to the themes – but these should only be seen as a stimulus – to spark off ideas.



 
Exhibition
Ecal, Grand-Studio, Switzerland
led by Malcolm Le Grice

















Photography © ECAL/Philippe Fragnière



↝ Documents: Time, Space and the Spectator




27/09/2013

European Expanded Cinema
Conferences and Performances
European Expanded Cinema
Le cinéma élargi recoupe un ensemble de pratiques audio-visuelles hybrides et performatives qui connaît une réactualisation depuis les années 2000 dans le champ de l’art contemporain et du cinéma expérimental. La Section d’histoire et ­esthétique du cinéma de l’Université de Lausanne et le projet de recherche HES-SO Cinéma exposé dirigé à l’ECAL organisent au cinéma Spoutnik (Genève), le 27 septembre 2013, une journée d’études et une soirée de performances consacrées à ces manifestations artistiques. Le cinéma élargi se constitue à l’intersection des domaines du cinéma indépendant, de la performance, de la musique expérimentale, de la danse contemporaine, de la poésie visuelle et de l’art de l’installation, tout en se déployant dans les lieux de la culture de masse.

À l’occasion de cette journée d’études, il s’agira de retracer les performances de cinéma élargi qui se sont déployées en Europe et de ressaisir sur un plan théorique les dispositifs de vision et d’audition mobilisés par ces pratiques artistiques élargies, en prenant comme cas d’études la Suisse, l’Italie, la France et la Grande-Bretagne. Nous nous distinguons ainsi des études actuelles consacrées à ce phénomène qui se concentrent principalement sur la scène américaine. L’enjeu est également de con­fronter des enjeux théoriques à des pratiques artistiques, en croisant des conférences données par des chercheurs universitaires, des curateurs et des artistes à des performances live à partir du film.
Participants:

↝ Lucia Aspesi, Curatrice/Archives Marinella Pirelli
Presence and Simultaneity in Italian Expanded Cinema
× Italian intermedia art
× Marinella Pirelli
× Paolo Gioli
× Multiscreen installation
× Strategies of dislocation

↝ Christian Lebrat, Artiste/éditeur de Paris Expérimental
Vibrations: de l’écran à l’espace (performances pour film des années 1970 aux années 2000)
× Mouvement melba
× Installations et jeune cinéma indépendant
× Coopératives de cinéastes en France
× Contre la forme narrative représentative industrielle
Performances:
× Liminal Minimal I & II, 1977
× Double Trama, 2013)

↝ François Bovier et Adeena Mey, UNIL/ECAL
Le cinéma élargi en Suisse, d’Underground Explosion (1969) à l’art de l’installation
× Underground Explosion
× HHK Schoenherr
× Dieter Roth
× Rolf Winnewisser
× Art conceptuel suisse

↝ Lucy Reynolds, Prof. Central Saint Martins/curatrice
Uncertain Encounters: the Element of Surprise in Mobile Spectatorship
× Mobile spectator and moving images
× White cube and film installation
× Disorientation and liberated body
× Annabel Nicolson
× Gill Eatherley

↝ Volker Pantenburg, Prof. Bauhaus University Weimar
Expansion and its Discontents
× Expansion of consciousness
× Postcinema
× Dissolution of limits in film
× Performance apparatus
× Multiple modes of reception

↝ Malcolm Le Grice, Artiste/théoricien, Prof. Central Saint Martins
Four Phases of Expanded Cinema – Mechanical, Analogue, Digital and Hybrid (Conférence/Performance)
× London Film Makers Cooperative
× Arts Lab Cinema
× Happening and multiprojection
× Experimental Music
× Politics of Perception
Performances:
× Horror Film 1, 1971





15/05/2013

L'Anticoncept, Gil J. Wolman
Performative screening
L'Anticoncept, Gil J. Wolman
Cette séance performative réactualisera l’expérience de l’anti-cinéma de Gil J. Wolman: altération de l’écran, déni de la représentation, exacerbation de l’effet de clignotement de la projection, prépondérance de la forme du rond, détournement du sens et affirmation de la dimension sonore de la langue. Conformément au protocole établi par Wolman, la séance ou, plus précisément, les réactions du public seront elles-mêmes documentées en vidéo, captant ainsi à travers une image inversée les pulsations du projecteur 35mm. Le dispositif de la salle obscure est ici révélé et mis à nu, en évidant radicalement la narration et la figuration.

L’Anticoncept, film censuré, est présenté pour la première fois au Musée de l’Homme, le 11 février 1952. Projeté sur un ballon sonde gonflé à l’hélium, le film, alternant entre des ronds blancs et l’absence d’image, produit un effet de choc sur le spectateur, celui-ci éprouvant physiquement le défilement discontinu des photogrammes. L’Anticoncept, l’une des principales réalisations filmiques de l’Internationale Lettriste, prend son origine dans un scénario intournable, publié par Wolman en 1951 dans le numéro unique de la revue Ion. Celui-ci, après avoir exposé le programme d’un cinéma « atochrone », qui repose sur la déliaison entre les bandes image et son, atomise le scénario, suspend des bribes de récits et des fragments de phrases, pour laisser sourdre des moments de pure poésie sonore.

↝ L'Anticoncept on ubu.com
Séance organisée en partenariat avec le département d’Arts Visuels de l’ECAL. Copie 35mm, avec la participation du MNAM/CCI, Centre George Pompidou




14/05/2013

Philippe-Alain Michaud
Lecture



Transfert/Comparution: sur les propriétés du film
A partir d’une analyse iconologique inspirée de la méthode de l’historien de l’art Aby Warburg, Michaud propose une nouvelle lecture du film clé de Hans Richter, Rythmus 21 (1921). Pour Michaud, Rythmus 21 découle du travail en dessin de l’artiste allemand plutôt que de la photographie, comme le voudrait une écriture classique de l’art faisant du cinéma l’extension de la photographie.  Pour Michaud, le mouvement diagonal du carré que l’on voit dans le film de Richter suggère une transformation de la surface à la tridimensionnalité. Selon le curateur et écrivain, ce passage serait à l’origine de la pensée d’une synthèse des arts chez Theo van Doesburg où le cinéma permet l’articulation entre peinture et architecture. Enfin, cette articulation entre film, peinture et architecture est discuté en lien avec d’autres travaux, dont celui du cinéaste expérimental Ernie Gehr.

“Rythmus 21” de Hans Richter (1921)




29–30/04/2013

Erik Bullot
Lecture-Performance
Suis-je vivant?
Depuis plusieurs années, Érik Bullot présente des conférences illustrées à propos de son projet filmique autour de la ventriloquie. Au fil du temps, la conférence est devenue le film lui-même, comme si le cinéaste était devenu son propre ventriloque. Quelles sont les relations entre une voix et un corps, un cinéaste et son double ? « Être est-il naturel ? » À l’aide d’extraits de films, Suis-je vivant ? se propose d’éclairer cet apparent paradoxe en regard de la question du vivant.

Erik Bullot propose une sélection de ses films, alternant entre journal filmé et essais sur la ventriloquie. Séance présentée par François Bovier.
× Le Calcul du sujet, 2000, 10 min, 16mm
× L’Ébranlement, 1997, 4 min, 16mm
× L’Attraction universelle, 2000, 13 min, 16mm
× Séchage, 1998, 10 min, 16mm
× Le Singe de la lumière, 2002, 23 min, 16mm
× La Belle Étoile , 2004, 14 min, 16mm



Extrait de “Tongue Twisters” de Erik Bullot (2011)
“Send toast to ten tense stout saints' ten tall tents”. A tongue twister is a sentence hard to pronounce. Presented as a poetic collage, alternating between landscapes and portraits, this film suggests to different models, almost all american, filmed in a studio in Berkeley, to say tongue twisters in their mother tongue or their second one: english, arabic, armenian, assyrian, chinese, korean, croatian, spanish, french, hebrew, japanese, persian, portuguese, tagalog, vietnamese.






08/04/2013

David Rimmer
Artist Talk and screening
50 Years of Experimental Filmmaking
In this talk, Canadian experimental filmmaker David Rimmer recounts his vast and polymorphous production of the last 50 years. From his Variations on a cellophane wrapper (1970) to more recent work such as Digital Psyche (2007) or Padayatra: walking meditation (2005), Rimmer tells his trajectory from the rigorous aesthetics associated with structural film to works fostered by the filmmaker's nomadic and psychedelic experiences. The poetics of Rimmer navigate between the spaces of the cinematic and musical undergrounds such as rave parties, the latter articulating film with the spheres of affect and of modified states of consciousness.

“Variations On A Cellophane Wrapper” by David Rimmer (1970)






26/03/2013

Susanne M. Winterling
Artist Talk
Material & Poetry in Expanded Cinema
(Physical Aspects of a Withdrawal)
In this lecture entitled Material & Poetry in Expanded Cinema (Physical Aspects of a Withdrawal), Susanne M. Winterling considers her film, installation and sculpture practice in relation to expanded cinema. Having studied under the experimental filmmaker Birgit Hein, Winterling traces her trajectory from film to the sphere of contemporary art and how experimental and expanded cinema informs the way cinematic elements, both linguistic and material, unfold through her work. In this regard, she discusses how formal and technical aspects such as photographic paper, sparkling lights or screens reflect on the medium of film itself as well as open up to phenomenological and identity related issues.




14–15/03/2013

Hannes Schüpbach
Artist Talk, Workshop, Exhibition
Spatialités du film II
Une analyse des données fondamentales de la spatialité du dispositif cinématographique – la spatialité de la pellicule, de la caméra, du projecteur et de l’écran en tant qu’espace de projection (dans le dispositif de la salle obscure ou dans la salle d’exposition), mais aussi le corps de l’opérateur, du projectionniste et l’intériorité des spectateurs.




09/01/2013

Robert Beavers
Artist Talk and Screening
Disappearances
Robert Beavers is an American experimental filmmaker, who moved to New York in 1965 to pursue filmmaking. In 1967, he left to Europe with his partner, the filmmaker Gregory J. Markopoulos. They continued to live and make films through Europe, until Markopoulos’ death in 1992. After leaving the United States, both filmmakers restricted the screenings of their films, and instead held yearly screenings of their work from 1980–1986 at the Temenos, a site in Arcadia, Greece. After Markopoulos’ death, Beavers founded the Temenos, Inc., a non-profit film and paper archive devoted to the preservation of their work. From 2004, Beavers organise every four years a screening of Eniaios at the Temenos, the last epic work of Markopoulos, reordering previous films and footage specifically shot for that cycle. Furthermore, Beavers has worked extensively on re-editing his films to create the larger cycle My Hand Outstretched to the Winged Distance and Sightless Measure.
Robert Beavers's film selection

× From the Notebook of... Italy, 1971/1998, 16mm, colour, sound, 48 min
× AMOR, Italy/Austria, 1980, 16mm, colour, sound, 15 min
× The Suppliant, USA, 2010, colour, sound, 5 min

↝ Documents: From the Notebook of…




26/28–29/11/2012

Hannes Schüpbach
Artist Talk, Workshop, Exhibition
Spatialités du film I
Une analyse des données fondamentales de la spatialité du dispositif cinématographique – la spatialité de la pellicule, de la caméra, du projecteur et de l’écran en tant qu’espace de projection (dans le dispositif de la salle obscure ou dans la salle d’exposition), mais aussi le corps de l’opérateur, du projectionniste et l’intériorité des spectateurs.




05/10/2012

Bruce McClure
Artist Talk
Flash Brides
L’intervention de Bruce McClure s’inscrit parfaitement dans notre projet de recherche autour de l’exposition du cinéma et de l’image en mouvement, puisqu’il travaille sur la projection, la spatialisation de la projection et du son. Bruce McClure est pour l’instant en Europe, il tourne d’une ville à l’autre. Il a présenté son travail à Paris, à Strasbourg, à Vienne, etc. Il est passé hier au Spoutnik et samedi à l’Oblo. il travaille avec deux projecteurs sonores qu’il a plus ou moins synchronisés, dans lesquels il projette des boucles qui travaillent sur l’absence d’image, ou sur le redoublement de l’écran – le carré noir dans le carré blanc, et travaille ensuite avec tout un système d’amplification et de distorsion du son. Ce sont des performances audiovisuelles – d’ailleurs assez bruyantes, qui travaillent sur la lumière du projecteur, sur l’écran comme espace contre lequel l’image vient frapper.

Bruce McClure: the harmonic condenser enginium live at Oblo, Lausanne during the LUFF 06/10/2012 live performance with two 16mm projectors